Nevermind. The Leave.
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Pim poum
Bon c'est tout en travaux, rien n'est fait encore, rien du tout, hein! Alors des milliards de kilotonnes d'indulgence sont demandées. Mais... SURPRISE!
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Happy New Year, Sweet Love.

Bonne année, et tout, et tout. Je sais que je suis un peu en retard, ici, mais aussi dans mes mails et même mes messages. Je répondrai vite, promis. Juste que hier, j'étais occupée à débarasser mon organisme des quelques coupes de champagne et des shots de vodka caramel, pourtant peu nombreux, qui m'ont mise KO. Je crois que je ne tiens plus très bien l'alcool. Surtout si on considère la crise de nerfs qui m'a fait pleurer toutes les larmes de mon corps en fin d'après-midi + les nausées + la fatigue. Et cetera.
Il paraît que l'heure est au bilan. J'ai jamais su faire les résumés, jamais. En 2005, j'ai obtenu ma première année d'histoire, sans rien foutre : première année de presque-indépendance. J'ai pleuré, plein, pris et perdu et repris plusieurs kilos, j'ai ri, beaucoup bu, surement plus que toutes les années précédentes réunies, d'ailleurs. J'ai passé mon permis, ce petit bout de papier rose au fond du portefeuille, et baladé la twingo verte un peu partout, ce qui m'a fait me sentir plus libre que jamais. Et puis on s'est aimés, on a failli couler, on a touché le fond (même si y'a toujours plus profond qu'le fond) mais putain on a su rebondir. Là, on est en 2006, je vis avec lui dans un apprtement où je me sens véritablement chez moi, je l'aime bien plus qu'il y a un an, et je pensais même pas que ça pouvait être possible. Vers cinq heures du matin, hier, du fond du lit, je lui ai murmuré, que je souhaitais simplement pour cette année être encore avec lui pour le prochain réveillon. Le même voeu que l'année dernière.
J'ai pas envie de prendre de résolutions, ça sert à rien. Surtout que c'est pas parce qu'on est début janvier que je les tiendrai plus que si on était en avril ou en octobre. Mais je me rends compte, qu'ici, j'ai plus envie d'écrire. C'est pas tellement que je manque de temps, ni rien, j'ai juste plus envie. Je continue à lire les mots des autres, pourtant, presque tous les jours. Mais je ne ressens plus ni l'envie de dévoiler mon existence, ni les fourmis dans les doigts qui me faisaient aligner des mots que presque personne ne comprenait, sans aucun sens de la syntaxe, juste comme de la poésie de bas-étage mais qui me rendait, je pense bien, fière, ou quelque chose comme ça. J'en sais rien.
Je crois que j'attends de voir.
Mais ça ne m'empêche pas de vous souhaiter, à nouveau, une bonne année, avec tous les sentiments les plus rouges possibles (comme mes cheveux), de ceux qui font battre le coeur plus vite et se sentir vivant.
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A fleur de. Peau. Neige. A peine rentrée et les mots qui manquent. Même pas le temps de sortir les images impressions impressionnantes et lumières de l'appareil. Ca me manquait.
Une semaine, des dizaines de mails. Publicités. Spams. Pourquoi il n'y a jamais de mots en couleurs des gens que j'aime, parce que j'ai l'amour facile, tiens, émotive et tout. Des mots en couleurs, donc. Qui disent Ca fait longtemps, tu me manques, à force, moi je vais bien, je bois toujours trop de café le matin et je tombe amoureuse des garçons dans la rue. Ou n'importe quoi qui fasse sourire. Qui fasse battre les coeurs, parce que j'aime, émotive et tout. Besoin des étincelles intérieures, avec tout un tas de gens. Allez savoir. Pourquoi.
Enfin. Toujours ce soleil à s'en éclater les iris, j'ai mal aux jambes, la neige était bonne. Juste se laisser glisser, vite, vite, vite, le plus vite. Possible. L'air qui siffle, la sensation d'avoir dix-neuf ans. Et encore plein devant soi. Sauf quand une mauvaise chute. Et mes jambes dans un ravin. Me font avoir la peur de ma vie.
Alors il y a le silence. Perturbé par le craquement feutré des pas dans la neige. Glissement fugace des skieurs. Silence. Jeux de lumières, plein. Les paillettes de neige qui scintillent au soleil. Le dessin des forces, en-dessous, là, avant il y avait une mer à la place des Alpes, tu sais. Ca se voit sur le tracé des montagnes. Je regarde. Je silence. Je. Je. Je. Pense.
Sa voix au téléphone. On est forts dis donc. Tu me manques et même pas je pleure. Quelques instants avec des accents de gamine dans les rires. On attend le moment de se serrer dans les bras à s'en faire mal aux os. On attend et on n'a pas peur. On sait. On s'aime.
C'est drôlement bientôt Noël. Y'a trop de pensées dans tous les sens, là, derrière le brun des pupilles. Et des tas de gens qui manquent. Je sais pas trop, en fait.
Vivement lundi ou mardi, vite vite vite.
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This is the noise that keeps me awake.

Tadadam. C'est les vacances ou presque. Après avoir enchaîné une dissertation, un contrôle et un exposé, le tout en cinq jours, comptant chacun pour un quart de ma note finale, j'ai fini. Partiel d'anglais avant les vacances, certes. Mais je n'aurais plus à entendre parler des américains pendant la Seconde Guerre Mondiale. Quoique j'en ai appris de belles. Enfin.
Il est parti en Allemagne. Deux petits jours en Allemagne. Et moi, je me retrouve toute seule à Paris. Pour la première nuit, je vais dormir toute seule dans le grand appartement. C'est peut-être pour ça, que je tarde à aller me coucher. Pour ça et aussi parce que je dors mal. Comme si mon corps se vengeait de mon hibernation du dernier week-end. Trois ou quatre heures par nuit, pas plus, pour cause de devoirs; et pourtant, pas moyen de trouver le sommeil le soir. Il n'y a plus de rêves. Juste les réveils en sueur, plusieurs fois dans la nuit. Pour effrayer les fantômes. Ceux qui font peur bien sûr. J'ai été acheter des guirlandes pleines de couleurs. Et un tout petit sapin. Le vendeur m'a demandé si c'était le premier sapin que j'achetais. J'ai eu un grand sourire. Oui oui. Parce qu'il a le droit d'avoir un vrai Noël. Et puis aussi parce que c'est chez moi, ici, maintenant. La petite chambre de l'année dernière était temporaire. Provisoire. Depuis le début. Juste pour goûter à l'ivresse de l'indépendance. Pour abriter les grasses matinées en amoureux. Mais là, c'est pour de vrai. C'est pour de vrai et c'est avec lui.
J'accrochais comme je pouvais mes décorations; tiens. Envie d'écouter Garbage. Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi, après avoir tellement écouté ces chansons, mais tellement, je ne m'en suis pas lassée. Deux, trois mois sans écouter. Et puis, comme ça. Et toutes les émotions reviennent, intactes. Toujours là. Comme au début. Peut-être parce que la plupart des titres donnent envie d'être sexy; on est obligée d'être sexy avec ça dans les oreilles. Et aussi parce que les deux seules chansons en anglais que je connaisse par coeur, même sans les avoir entendues depuis des mois, c'est Smells like teen spirit et Cherry Lips. C'est absurde, mais il est deux heures du matin, Shirley Manson chante, j'ai une cigarette entre les doigts, et un sourire con aux lèvres.
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En un instant, tout s'étire, j'hésite à respirer.
Je dors. Je dors. Plus de vingt-cinq heures en un jour et demi. Je dors.
Rêves.
Rêves agités agréables. De longues histoires, compliquées,
invraisembables, fantastiques. Logiques. Et toujours, aucun souvenir.
Le visage caché entre les deux oreillers bleu nuit. Le gris dehors. Les
couleurs dedans.
Des projets pleins de lumière pour les fêtes. Forcément. Faire un Noël,
un vrai, ici. Avec Lui. Ou rester blottie la tête sur son épaule. Sous
les tissus arc-en-ciel. Derrière les rideaux de théâtre, rouge satin,
on ne sait jamais, peut-être que si on les ouvre il y aura l'été
derrière, juillet et les peaux dorées, cheveux blonds, l'odeur du
soleil sur les corps. Peut-être, on sait pas. On les laisse fermés,
alors. Et je l'embrasse sur le bout du nez.
Les vieux fantômes, toujours. Ca peut-être gentil, les fantômes.
Parfois. Il y en a qui sentent les sourires. D'autres qui suent la
poésie par tous les pores de leur peau, ils font même pas exprès. Et
puis il ya ceux qui font mal en-dedans. Editors et beaucoup de
musiques. Des jolies photos devant les yeux. Palmiers. Sable. Neige.
Nuages gris avec de l'amour dessous.
Et demain?
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[ Muse - Dead Star ]
Oh my God he's SO SEXY.
Il y a des choses difficilement tolérables dans la vie. Comme retrouver cette photo de Vous-savez-qui en pleine période de disette sexuelle. C'est difficile d'avoir un
amoureux qui se couche à quatre heures du matin quand vous vous levez
tôt. D'ailleurs, 2006 sera l'année Muse. Qu'on se le tienne pour
dit. L'occasion d'exploiter le tee-shirt qu'un ange m'a offert pour mon
anniversaire. Il y a l'énergie du groupe Quidam sur scène. J'ai eu une pensée pour une demoiselle qui est très très loin, quand j'ai dansé en petite culotte sur Cherry Lips et les Hollywood Porn Stars.
D'ailleurs. Marre des cours. Trop de devoirs. Les partiels, après. A quand des vraies vacances, bordel.
Il
y a Lui, qui se penche sur moi, dans le lit. Il a les yeux dorés. Il me
demande si je l'aime. J'ai pas pu répondre, juste, prendre sa tête
entre mes mains, juste. Parce qu'il était. Yeux dorés. Tellement beau.
J'ai pas pu répondre. J'aurais voulu lui crier que j'avais certainement
aucune idée ce que c'était, aimer, avant. J'ai juste été soufflée par
son visage, éclairé par la lampe de chevet. Ce qu'il est beau, putain.
Livre(s) du moment : - Une voix dans la nuit, Armistead Maupin - Méroé, Olivier Rolin Film(s) du moment : - Le pianiste, encore, parce que.
- Harry Potter, et ça j'ai hâte.
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